Concert #2 – The National aux Nuits de Fourvière (Lyon)

Fin juillet, j’ai quitté ma Normandie pour passer trois jours à Lyon. En plus de retrouver des amis, de faire ma touriste malgré la pluie, j’avais réservé ma place pour aller voir le groupe américain The National, à l’occasion des Nuits de Fourvière.

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Je n’ai même pas envie de créer de suspense, ce concert était parfait. J’ai beau réfléchir, je me suis tellement laissée emportée par le spectacle, les chansons choisies, l’ambiance et le cadre que je n’arrive pas à trouver de négatif.

Pourtant, c’était mal parti ! Alors que nous faisions la queue, les nuages sont revenus à la charge (toute la journée ne leur a pas suffit) et la pluie a commencé à tomber, doucement d’abord… le temps que nous nous installions dans le théâtre… jusqu’à devenir des trombes d’eau. Malgré nos K-way, nous avons eu très vite l’impression d’avoir été plongés dans une piscine. Fort heureusement, il ne faisait pas froid du tout. L’organisation du festival proposait des grandes capes plastique à 1€ : nous n’avons pas hésité à investir et nous réfugier dedans. Efficace. Même si ça tient chaud ces bêtes-là.

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La scène vue de sous la cape. Flou artistique vous dîtes ?

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La classe internationale pour tout le monde !

Après une heure et demie de douche, ce fut limite magique : à cinq minutes de l’entrée en scène des artistes de la première partie, la pluie s’est arrêtée. Ô joie ! – c’était le point météo, merci à tous de l’avoir suivi ! –

Première partie : James Vincent McMorrow.

Je ne connaissais rien de ce groupe irlandais avant de les voir. J’ai toujours l’appréhension de ne pas apprécier les prestations d’artistes que je ne connais pas. Je peux dire que pour eux, ce fut une grosse surprise et une jolie entrée en matière. A la fois doux, sans pour autant manquer d’énergie. James Vincent dispose d’une voix dingue : ses notes de tête, waw ! Et il l’utilise de façon tellement personnelle. Agréable. Surprenant. Accompagné de ses trois compères, ça va de soi. Tu n’as beau pas connaître les chansons, tu sais tout de suite que tu as frappé à la bonne porte. Très rapidement, les spectateurs réagissent et se laissent emporter dans leur univers. L’ambiance de scène est en outre très simple mais chaleureuse, grâce à des petites lampes pyramidales. Le chanteur de 33 ans n’a pas hésité à papoter avec nous – ça cause un Irlandais -, plaisanter devant sa vision de capes de pluie géante (quelle idée de chanter « If I had a boat » aussi !) et parler de son admiration pour le groupe qui allait suivre : The National.

This old dark machine

Cavalier 

If I had a boat

The National.

Comme Arcade Fire, j’ai découvert The National sur scène au Main Square Festival en 2011. Sauf que leur prestation ce jour-là m’avait froidement déçue. Il faut dire que The National, c’est une ambiance, une musique qui s’écoute au casque tant elle regorge de sonorités. Pour le coup, ce fut bien trop brut pour une découverte. C’était cool, mais pas aussi merveilleux que les chansons qu’ils ont été capables de produire.

Changement radical à Lyon. J’étais avec les deux mêmes personnes qu’au Main Square et tous trois avons oublié notre déception.

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Si Matt Berninger fut bien timide en début de concert, il a pris ses marques et a semblé bien plus à l’aise, malgré ses 100 pas répétés sur la scène ! A sa décharge, c’était toujours mieux que de rester immobile, d’autant plus que sans instrument, c’est difficile de meubler. Au rappel, sur Mr November, il finira de toute façon par grimper dans le théâtre (avec son micro à fil !) et aller dire bonjour au public présent – foule incluse.

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J’ai trouvé le groupe heureux d’être là, souriant, dans leur bulle tout en sachant partager. Bryce Dessner, l’un des jumeaux guitariste, a même su nous glisser quelques phrases de français impeccables, le tout avec beaucoup d’humour. Ça paraît bête, mais ce genre de petits détails montre l’attention d’un groupe à son public et je n’y suis pas insensible. Pas de bla-bla, juste du partage !

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Les Romains étaient vraiment des génie en leur temps : le son était pur. Quel plaisir d’entendre tous ces instruments, leurs nuances, voir comment ils se liaient les uns aux autres. Je reste amoureuse des cuivres à jamais. Leur setlist était très équilibrée ainsi que la représentation d’au moins quatre de leurs albums (six au compteur). Pour chipoter, la chanson « Fireproof » a manqué à mon petit cœur.

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Vraiment, j’ai du mal à rédiger un contenu cohérent tellement c’est difficile de dire avec des mots la façon dont j’ai aimé ces 2h. C’était digne d’eux, représentatif de ce qu’ils transmettent grâce à des notes de musique et des voix authentiques. Aussi magique et transcendant qu’écouter leurs albums avec le plus d’intensité possible. Très honnêtement, j’ai vécu leur musique. Dans mon top 5 des meilleurs concerts, j’espère les revoir dans une ambiance aussi géniale que celle de ce lundi 28 juillet 2014.

I should live in salt  (<3)

Fake Empire

Guest Room (<3)

I need my girl

Pink Rabbits 

About today

This is the last time (<3)

Afraid of everyone

Terrible love/Vanderlyle Crybaby Geeks (<3)

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